lundi 18 mai 2015

Les chutes d’Iguazu, à la frontière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay

Autre grande étape incontournable de notre voyage, les chutes d’Iguazu dans la région de Los Misiones.


Pour rejoindre cette région depuis Buenos Aires, nous avons opté pour le bus de nuit pour le plus grand bonheur de Louis-Marie qui n’avait encore jamais dormi dans un bus. Comme d’habitude, nous n’avions pris que 2 sièges comptant sur notre bonne étoile pour avoir un siège sans payer pour Louis-Marie. Et nous avons été très très chanceux, car il n’y avait qu’un seul siège de libre dans le bus, qui affichait complet et il jouxtait nos deux sièges. Ouf !

Après une nuit pas trop mauvaise (15h de voyage), nous avons posé nos valises à San Ignacio mini (à 300 km au sud d’Iguazu). Nous nous sommes arrêtés ici sur les vives recommandations d’un couple franco-péruvien, croisé à l’Ile de Pâques. Les Misiones est un ensemble d’environ 30 missions Jésuites, répartis sur l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, datant du 17 – 18ème siècle. Celle de San Ignacio est la mieux restaurée. Ces sites sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Façade de l'église

Au coin du feu à notre hôtel


5h de bus plus tard, nous arrivons à Puerto Iguazu, ville à proximité des chutes en Argentine.


Nous commençons par visiter les chutes côté Argentin et la magie opère. Nous vous laissons rêver.

Premières chûtes en arrivant sur le site










L’île Saint-Martin

Vu depuis le sommet de l'île

La petite plage de l'ïle
La traversée en bateau






Les gorges du diable vues de l'Argentine






Le bruit est parfois assourdissant et nous sommes rapidement trempés par l’eau des cascades. Les multiples arc-en-ciel sont superbes.


Belle rencontre aussi ce jour-là avec 2 tour-du-mondistes, Charlène et Géraldine, qui ont commencé leur voyage depuis un mois et font presque le même trajet que nous en sens inverse.

Le deuxième jour, nous profitons des chutes côté Brésil, avec une vision d’ensemble envoûtante.  Ce côté est un peu plus aménagé à l’américaine et demande moins d’effort (donc beaucoup plus de groupes, et de personnes qui n’arrêtent pas de toucher nos enfants – la couleur de leurs cheveux fascine. Louis-Marie a déclaré la journée « agréable » (surtout pour le cadeau du fast-food à midi).

Les gorges du diable vues du Brésil








 Anecdote : les chutes sont peuplées de jolis petits animaux, des coaties, que les gens caressent et nourrissent malgré les nombreux panneaux d’interdiction. Ce sont en fait des animaux dangereux malgré le côté peluche trop mignonne.


Lors de notre première journée aux chutes, nous décidons de pique-niquer malgré la présence de coaties Ils deviennent vite envahissant, nous plions bagages pour aller nous installer plus loin, sur un site où ils ne sont pas présents. A peine avons nos finis de tartiner nos sandwiches qu’une horde de 10 animaux s’approchent de nous en deux secondes ; ils se jettent sur notre sac à dos et essayent de l’emmener. Julien arrive à le récupérer en ne leur faisant cadeau que du pain.
Pendant ce temps, d’autre sautes sur le mur à hauteur de la tête de Margaux pour lui voler son repas. Une dame pousse un cri, ce qui permet à Julien de retirer Margaux à temps, même si elle leur abandonne son sandwich.
Le repas était frugale ce midi, moins que la veille où nous n’avions pas l’ouvre boite pour le pâté. Après ces attaques, il a fallu que nous gardions un œil en permanence sur Louis-Marie et Margaux qui s’étaient mis en tête de chasser les animaux, en leur courant après et en faisant des bruits de tigre, mais surtout sur nos sacs pour ne pas nous les faire chaparder.





samedi 16 mai 2015

Buenos Aires


Ca y est, nous voici à Buenos Aires et les ennuis commencent dès notre arrivée.

Tout d’abord, le taxi depuis l’aéroport, qui nous a coûté le double de ce que notre hôte de la semaine nous avait annoncé. Hôte que nous n’avons d’ailleurs jamais rencontré, car arrivé dans la rue de notre appartement, le numéro de l’immeuble n’existait pas. Louis-Marie nous a demandé – où est la maison ? Elodie lui a suggéré que c’était une maison magique comme dans Harry Potter et qu’elle allait apparaître entre deux immeubles. Il n’y a pas cru….
Après avoir contacté notre hôte qui existait bien, il nous déclare qu’il a annulé notre réservation, ce qui n’était pas le cas. Passons. 22h00, plusieurs heures de voyage dans les pattes, sur un coin de trottoir avec les enfants, nous avons l’air bien malin. Heureusement que nous avions cherché un logement en plein centre-ville, dans un quartier calme. 


Elodie se lance à la recherche d’un logement, se renseigne dans un mauvais espagnol auprès d’étudiants sortant d’université et finit par dégoter une auberge de jeunesse correcte où le prix est négocié ferme. La fin du voyage approchant, chaque euro compte.
Sur cette entrée en matière mouvementée, nous trouverons un autre appartement à louer dès le lendemain matin, à 500 m de notre auberge de fortune.


Ces quelques mésaventures n’ont pas empêchées la magie de la ville d’opérer. Nous nous voyons bien poser nos valises à Buenos Aires, un jour peut-être.

Place de mai et palais présidentiel (Casa Rosada)
Théâtre Colon

  1. Faculté de médecine
Tour San Martin à proximité de la gare centrale
Congrès
La ville est très Européenne. Les gens sont très prévenants et n’hésitent pas à nous renseigner dès que nous sortons la carte (limite oppressant). 

Nous avons visité le quartier de la Boca qui nous a rappelé le temps où nous habitions l’appartement de Pierrot. 

Nous avons dégustée une viande de bœuf succulente au restaurant (viande coupée à la cuillère) avec de la roquette (salade aussi bonne que la viande, nous n’en avions pas mangée depuis des semaines). 

Nous nous sommes régalés à quatre heures d’une tarte aux pommes dans un vieux café où des dizaines d’habitués viennent danser le tango chaque après-midi.

Quartier de La Boca
Resto de viande, tenu par un fan de foot

Ancien théâtre reconverti en librairie


Nos pauses café


Avec les danseurs de tango

Flâneries dans des rues agréables, quelques musées en prime.  Louis-Marie est toujours aussi fan, même si son focus actuel sur la mort nous est rappelé à chaque tableau – Les messieurs qui sont peints, ils sont tous morts ? La statue, il est mort ? Tout le monde est mort ! – Pas toujours facile les visites, épuisantes quelques fois…


Quant à Margaux, elle reste égale à elle-même et distribue des sourires et coucous à chaque personne que nous croissons et qui la regarde. Après « so cute », nous avons le droit à « que linda » (qu’elle est jolie). Un vrai petit démon en fait, qui commence à suivre son frère de partout pour les bêtises avec un sacré caractère – presque normal pour un mélange de Saillard et de Merle…


vendredi 8 mai 2015

Destination La Patagonie ou El fin del Mundo comme ils aiment le dire ici !


Nous avons parcouru cette région du globe des deux côtés de la frontière : Chili et Argentine

Dès la descente de l’avion dans la ville de Punta Arenas, nous sommes congelés sur place : 5°C, un léger vent glacial. Bonnet, gants, polaires et vêtements techniques vont nous être bien utiles. 
Le froid nous assomme, c’est avec plaisir que nous rejoignons notre hôtel bien chauffé. Après avoir passé plusieurs mois à sélectionner des hôtels équipés de la climatisation, nous les sélectionnons maintenant avec un chauffage efficace, « con calefaccion » pour les routards.



La Patagonie côté Chili

Punta Arenas est ville située tout au sud de la Patagonie, limitrophe de la région « Terre de Feu », à côté du détroit de Magellan (pour ceux qui ne situent pas, nous vous laissons googliser). 
Nous n’y avons passé qu’une nuit avant de partir pour notre étape suivante. 
Nous avons dû renoncer à aller à Ushuaïa, par manque de temps.

A 3h de bus de là, la ville de Puerto Natales, est le point de base pour aller visiter le national  « Torres del Paine » (encore à 2h de route). Un parc avec des lacs magnifiques, bien connus pour ses randonnées de plusieurs jours aux paysages envoûtants, où nous avons juste passé une journée d’excursion. Absolument magnifique !












Première découverte pour les enfants de la faune patagonienne, actuelle (autruche locale nommée Nandu, lama guanacos, rapaces, renards, cadavres de lapins,…) et passée (Milodon, le Denver du dessin animé version Chilienne). Ils ont adoré.






Nous avons séjourné dans une super chambre d’hôte, nous avions l’impression d’être dans un chalet de montagne : un petit coin salon avec un poêle à bois et une télévision pour les enfants, une grande pièce à vivre avec une grande table en bois pour échanger avec les autres hôtes sur nos meilleurs plans et un autre poêle, un petit déjeuner excellent, mais surtout des couettes dans des lits ultra-confortables ! Un vrai cocon. Notre meilleure étape depuis le début de notre tour du monde.





La Patagonie côté Argentine

Cinq heures de bus et une frontière traversée, nous voici arrivés en Argentine, dans la petite ville d’El Calafate, point de base pour les excursions vers le parc « Los Glacieros », plus grand parc de glaciers au monde.


Enfin, le glacier du Perito Moreno est à proximité immédiate. Nous l’attendons depuis plusieurs mois, point incontournable de notre voyage, que de nombreux routards nous ont encensés. Et ils n’ont pas mentis. 

Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route pour le fameux glacier. Le Perito Moreno fait partie des rares glaciers au monde qui avance de 2 mètres par jour !

Nous commençons par aller l’observer en bateau, puis le découvrons vu du dessus en parcourant les nombreuses passerelles aménagées. Magique, envoûtant ! Nous restons à l’observer pendant plus de 2h sans nous lasser. Louis-Marie et Margaux sont aussi happés par sa beauté.

Nous avons eu la chance de voir un énorme bloc de glace – un iceberg en devenir- se détacher. Un coup de tonnerre puissant a retenti, nous voyons au loin face à nous un énorme bloc de glace commençant à se détacher du glacier. D’un même réflexe, nous sommes parti en courant vers le bord de la plateforme - en oubliant Louis-Marie (heureusement que Margaux était dans le dos d’Elodie), Louis-Marie sentant que quelque chose d’important s’est produit à le réflexe de nous suivre en courant (ouf, il est aussi curieux que ses parents !). Nous sommes arrivés juste à temps pour voir le bloc finir de s’effondrer dans l’eau, au milieu des vagues et de l’eau qui gicle. Un instant magique qui ne s’est pas reproduit dans la journée (donc pas de film à partager).

Nous vous laissons vous faire envoûter par nos photos.















Deuxième excursion, une journée en bateau dans le parc de Los Glacieros, pour observer de nombreux glaciers, dont le glacier Upsala, large de 5km avec de nombreux icebergs qui s’en détache et le glacier de Spegazzhi, le plus haut du parc avec ses 150m. Une journée riche en image



Le glacier Upsala


















Les icebergs aux couleurs magiques




Morceau de glace d'un iceberg pour l'apéro

Le glacier Seco




Le glacier Spegazzhi








Nous ne regrettons pas ce détour de quelques jours en Patagonie ! L’un des plus bels endroits que nous ayons vu au cours de notre voyage.


Après ces quelques jours au frais, nous remontons vers des régions plus chaudes. Destination la capitale du Tango, Buenos Aires.